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Drôles de bêtes

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La première partie de l’exposition rassemble des œuvres du XIXe au début du XXe siècle. Nous voyons comment les photographes expérimentent un médium. Comment ils utilisent leur appareil et leur sujet pour comprendre le mouvement, la lumière, mais aussi l’animal. Ainsi, ces premières photographies montrent l’animal comme un sujet d’étude scientifique. Eadweard Muybridge (1830-1904) décompose la marche et la course d’un chat. Herbert G. Ponting (1870-1935), compagnon du capitaine Scott dans son expédition en Antarctique, ramène plus de 1700 négatifs sur verre dont une très belle image de manchot, de profil, sur la banquise.

Au XXe siècle, nous observons un changement de comportement. Dans la seconde partie de cette exposition, les photographes se sont appropriés le médium, ils jouent avec l’appareil, les tirages, l’image de l’animal, souvent avec humour comme chez Jeanloup Sieff et son Chat solitaire dans un environnement inhospitalier (1973). Parfois avec poésie, comme chez Didier Massard. Le photographe travaille en studio. Il fabrique des décors dans lesquels ses animaux évoluent dans des paysages imaginaires, comme Le Rhinocéros (2004), majestueux et nimbé d’une lumière argentée. Quant à Patrick Bailly-Maître-Grand, il préfère les insectes dont il conserve la trace dans des cadres géométriques. Dans son Rayogramme d’araignée (1988), les arachnides occupent l’espace comme dans une toile abstraite.

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