Elle vient de moi, parfois
« Je t’attends comme on attend la pointe d’une lance qui ne s’est pas encore enfoncée dans le corps ».
En lisant ce poème de Victoria Scholnick, j’ai identifié l’instant photographique, le duel entre l’ombre et la lumière, l’apparition d’un instant aussi périssable et fugace qu’implacable.
Quand j’ai compris que seul l’appareil photo d’un téléphone portable pouvait enregistrer à mes côtés l’assaut d’images inconcevables, j’ai célébré la possibilité d’accéder au dialogue secret des choses.
Photographier, c’est pour moi apprendre à connaître la concentration de lumière dans un instant mémorable.
C’est le temps alchimique où l’ombre et la lumière décident de ciseler un événement.














