Au fil de sa pratique, Noémie Goudal élabore un vocabulaire photographique poétique se nourrissant de l’ambiguïté créée par l’imposition dans un paysage de structures fabriquées de toutes pièces. Ces éléments architecturaux (escaliers, dômes, tours…) ou cosmiques (ellipses, sphères…), sont placés dans des océans vierges, des étendues désertes ou des espaces industriels puis sont photographiés.
En s’attardant sur ces formes oniriques, le regard décèle aisément la trace d’artifices (plis, imperfections, cordes, câbles…) caractéristiques d’objets en deux dimensions conçus pour l’unique finalité de la photographie.