Diogène
Cette série ne cherche pas à expliquer une pathologie, ni à se faire le témoin ou le procureur d’une situation. Il s’agit simplement de photographier ce thème comme n’importe quel autre sujet, sans hiérarchie ni jugement. L’usage exclusif du 50mm permet un cadre restreint qui se fait l’écho fidèle de la réalité du lieu : il ne cherche pas à ouvrir l’horizon, mais expose l’espace clos, le repli, et le confinement invisible dans lequel une vie s’est logée.
Il s’agit de photographier de façon brute, sans artifices ni mise en scène. En se posant sur des fragments et sur la poésie d’une juxtaposition d’objets, ces photos renoncent à faire l’inventaire ou la cartographie de l’insalubrité.
L’intention est uniquement de border la dignité de la personne en appréhendant son monde avec un regard juste.
La photographie cherche à offrir une respiration : celle de ne pas enfermer cette existence une seconde fois.














