Yongey Mingyur Rinpoché, moine bouddhiste et professeur de méditation, surnommé « la personne la plus heureuse du monde » par les magazines Time et National Geographic, affirme que toute créature veut échapper à la souffrance et trouver le bonheur. Cependant, la souffrance et les tragédies existent toujours (et existeront probablement toujours, car elles font partie intégrante de la vie, si l’on se réfère une fois de plus au bouddhisme). Pourtant, cette année, le Mois de la Photo de Belgrade souhaite aborder la notion de post-conflit. Selon le dictionnaire de Cambridge, un conflit est « une situation dans laquelle les croyances, les besoins, les faits, etc. sont très différents et ne peuvent pas facilement coexister ou être tous les deux vrais ». Mais que se passe-t-il après le conflit ?
Les participants au festival exploreront le thème de l’après-conflit sous différents angles, en commençant par l’état intérieur de l’après-conflit, en présentant des parcours de dépassement des traumatismes et en décrivant la résilience et la force personnelles. Le projet phare du festival qui explorera ce sujet est I Drink de la photographe canadienne Kourtney Roy. Le thème explorera également l’après-conflit social qui naît de la communication entre soi et les autres. Les œuvres montreront les efforts déployés pour reconstruire le tissu social et mettront en lumière les histoires de réconciliation, de guérison et de rétablissement de la confiance entre les gens.
L’après-conflit politique sera présenté à travers des projets qui documentent les conséquences des guerres, des révolutions et des bouleversements politiques ou qui illustrent la reconstruction des sociétés, les défis de la consolidation de la paix et le rétablissement de l’ordre civil. L’après-conflit économique illustrera la reprise des économies et des moyens de subsistance après des crises financières ou des événements destructeurs, ainsi que l’examen du rôle de l’innovation, de l’adaptation et du soutien communautaire lors de la reprise économique. L’après-conflit environnemental explorera les résultats des conflits entre les êtres humains, la nature et les autres habitants de la Terre. Il abordera la reconstitution des écosystèmes après des catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme et présentera les efforts déployés pour guérir l’environnement.
Que restera-t-il après le conflit ? La réponse à cette question doit être trouvée par chaque être humain. Chaque personne, individuellement, et le monde en général, trouveront-ils la force intérieure et la compassion nécessaires pour transformer un conflit en un après-conflit à l’issue positive ? Nous verrons bien.
Mois de la Photo de Belgrade 2025
7 mai – 7 juin
Belgrade














