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Galerie Miranda : Nancy Wilson-Pajic : Object, shadow, text

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La nouvelle exposition personnelle à la Galerie Miranda de Nancy Wilson-Pajic (née en 1941), Object, shadow, text; présente des œuvres issus des archives personnelles de l’artiste afin de mettre en lumière des travaux précoces et moins connus, soulignant ainsi la diversité des recherches et des processus explorés tout au long de sa carrière en France et à l’international.

Depuis plus de cinquante ans, Nancy Wilson-Pajic (née en 1941, franco-américaine) explore les fonctions essentielles du médium photographique ainsi que le rôle de l’art et de l’artiste dans la société. À l’occasion de sa nouvelle exposition personnelle, la Galerie Miranda présente un ensemble d’œuvres issues des archives personnelles de l’artiste, afin de mettre en lumière des travaux précoces et méconnus. Cette sélection souligne la diversité de ses recherches et la richesse des processus expérimentés tout au long de sa carrière — des premières expressions féministes des années 1970 à ses explorations pionnières des procédés photographiques traditionnels dans les années 1980 et 1990.

Nancy Wilson-Pajic a d’abord eu recours à la photographie pour documenter ses œuvres — performances, installations éphémères ou interventions in situ. À partir des années 1980, elle s’interroge sur la manière dont une image photographique s’impose à notre regard : qu’est-ce qui fait qu’une photographie devient œuvre d’art ? Elle expérimente alors des procédés d’impression alternatifs et des matériaux dits « pauvres » — copies Xerox, plastique, papier, peinture.

Elle entreprend ensuite une vaste exploration du photogramme, s’intéressant à cette forme photographique historique en tant que trace, à travers la relation singulière qu’elle instaure entre l’objet et son empreinte, par l’ombre qu’elle laisse derrière elle. De cette recherche naît une œuvre majeure et poétique : de grands cyanotypes de textiles désincarnés — robes de haute couture (Christian Dior, Alexander McQueen, Christian Lacroix), dentelles anciennes, costumes de scène — mais aussi objets du quotidien.

L’exposition réunit plusieurs séries conceptuelles emblématiques, parmi lesquelles :

Perfect Shade of Gray (1978–1979), série de huit œuvres mêlant photographie et peinture, projet « anti-esthétique » incarnant les premiers questionnements de l’artiste sur la posture de l’auteur et la fonction représentative de la photographie ;

Drifter (1983–1987), ensemble de tirages à la gomme bichromatée de grand format mêlant texte et image à partir de photographies prises avec un appareil rudimentaire depuis une voiture sur les autoroutes de la banlieue parisienne ; des photogrammes en cyanotype de grand format issus des séries Falling Angels (1995–1997) et Les Divas (2004) ; ainsi que plusieurs autoportraits uniques des années 1970.

Ombre, ‘shadow’ en anglais, le titre de l’exposition fait référence à la photographie expérimentale sans appareil des années 1920 développée par Christian Schad (1894–1982), que Tristan Tzara qualifia de schadographes : « de petites compositions de papier déchiré, de papier journal et de tissu… disposées sur des feuilles de papier photographique, pressées sous verre, et exposées à la lumière sur le balcon… les traces du petit débris du quotidien. »

Miranda Salt

 

Nancy Wilson-Pajic : Object, shadow, text
Jusqu’au 3 janvier 2026
Galerie Miranda

21 rue du Château d’Eau
75010 Paris
+ 33 1 40 38 36 53  / Cell: + 33 663 08 6634
www.galeriemiranda.com

Wednesday-Saturday 14:00-19:00 or by appointment

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