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Bernard Chevalier

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Omnia mutantur, nihil interit

Visitant les ruines de Pompéi et d’Herculanum, mon regard s’est concentré sur ce qui reste des peintures décoratives après la dépose des principales pour conservation et exposition en particulier au Musée national Archéologique de Naples. Ce qui reste de restes pourrait-on dire. Des détails de ce qui a été l’imaginaire d’une culture ( bestiaire, figures mythologiques, paysages urbains, scènes de vie quotidienne) mais dégradés, fissurés, presqu’effacés et surtout perdus ou isolés au milieu de supports dégradés ou même grossièrement maintenus à coup de ciments ou de mortiers divers. Des images qui nous touchent par leur pouvoir d’évocation de ce que furent les décors privés et publics de vies urbaines figées par la catastrophe de l’éruption volcanique : des braises encore chaudes sous la cendre du temps. Mais cette fragilité de la figuration dont témoignent ces peintures ravagées ou résiduelles peut aussi évoquer quelque moderne déconstruction de la représentation : c’est du moins en y pensant que je les ai aussi photographiées.
Omnia mutantur, nihil interit (tout change, rien ne périt) Ovide.

https://www.bernardchevalier.fr/

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