La galerie Temple présente la série El porqué de las naranjas de Ricardo Cases jusqu’au 20 juin 2015. Ricardo Cases a commencé son travail El porqué de las Naranjas à Valence en Espagne. « Un des symboles de la région du Levant sont les oranges mais aussi le tourisme et la construction. J’avais besoin de commencer quelque chose de très ouvert c’est pourquoi j’ai choisi cette question : Le pourquoi des oranges » (…)
Dans les Oranges, tout semble usé, tenu par des bouts de ficelles ou des planches en bois. Tout semble hors de propos, pas tout à fait comme cela devrait être. Les gens, les constructions, les palmiers, les voitures n’ont pas vraiment leur place. Illogique et absurde. Ricardo Cases utilise l’orange comme un procédé narratif pour mettre en évidence ce sens de l’absurdité. Il photographie la côte comme si elle souffrait d’une sorte de maladie de peau topographique – un paysage rempli d’éruptions, d’ulcères et d’ébullitions – qui s’écaille et suppure, où les palmiers se fanent sous l’invasion de charançons, où la palette de couleurs surexposées reproduit l’intensité de la lumière au zénith en plein été.
– Colin Pantall
Lancement du livre Podría Haberse Evitadode Ricardo Cases le vendredi 19 juin 2015 à partir de 18h :
Dans un village intérieur du Levante (Valence) se déroule une tragédie. Le photographe consigne de loin, sans être repéré, et tente de reconstruire les faits. Mais la réalité est opaque et il est impossible de distinguer ce qui est en train de se passer sous l’apparence de la normalité. Une étude de la rupture de confiance à l’exemple de la désintégration de la société civile.
Né à Orihuela, Alicante (Espagne) en 1971, Ricardo Cases étudie les Sciences de l’Information à l’Université du Pays Basque, Bilbao.
« Le travail photographique de Ricardo Cases se concentre sur les aspirations de l’être humain : les désirs profonds et universels du citoyen de la société de masse, luttant contre la banalité, pour se dépasser et confronter sa propre dignité à un médium toujours trompeur. Pour ce faire, il tourne son regard vers des expressions du folklore contemporain, cherchant la vérité de l’espagnol : un homme de village qui est forcé de vivre dans la ville, la modernité. Au delà d’une apparence pop, distante et cynique, il s’intéresse à ce qui est humain et anthropologique. Au delà du social et du documentaire, il cherche les vraies pulsions universelles qui palpitent sous une surface souvent kitsch et sans glamour de l’Espagne contemporaine. » Luis López Navarro
En 2006, il rejoint le collectif Blank Paper. Depuis 2007, il développe son travail d’enseignant à la Blank Paper School, à l’Institut Européen du Design (Madrid, Espagne) et à EFTI (Madrid, Espagne). En 2008, il crée avec la designer Natalia Troitiño Fiesta Ediciones, et depuis 2013 il est membre de la plateforme AMPARO. Il a publié les livres Belleza de barrio (Universidad de Extremadura, 2008), La caza del lobo congelado (Fiesta Ediciones / Universidad de Cadiz, 2009), Paloma al aire (Photovision / Schaden-Dewi Lewis, 2011) et El porqué de las naranjas (Mack, 2014).
EXPOSITION
El porqué de las naranjas
de Ricardo Cases
Du 14 mai au 20 juin 2015
Temple
20 rue de la corderie
75003 Paris
Du jeudi au samedi
De 15h à 19h et sur rendez vous
EVENEMENT
Lancement de la publication
Podría Haberse Evitado
Photographies de Ricardo Cases
coéditée par Temple et Dalpine
Le vendredi 19 juin, à partir de 18h,
En présence de l’artiste