Artiste multidisciplinaire ayant touché à la peinture, à la musique ou au cinéma, l’Américain John Cohen reste à 79 ans un grand amoureux de photographie. Il a réalisé ses premières images au gré de rencontres de rue, au milieu des années 50.
« J’avais le choix entre passer ma vie dans un studio ou la passer dehors », se rappelle le photographe John Cohen. Alors jeune étudiant en art à Yale University, l’Américain se passionne pour la peinture, mais devient aussi l’élève d’Herbert Matter, pionnier du photomontage. C’est aux abords de l’université – « à deux blocks » – que Cohen débute ses essais photographiques en se passionnant pour les scènes ou les gens qu’il rencontre. « Dans les années 50, ce quartier décrépit abritait des communautés noire, juive, gitane ou russe. J’étais intrigué et je voulais réaliser quelque chose de différent de mon travail à Yale. » Il trouve cette différence dans la condition sociale qui règne près de chez lui ou « l’accessibilité visuelle » qu’elle apporte. L’atmosphère y est authentique, la culture aussi, souvent bercée à la musique populaire.