Monsieur Hulot serait comme un « oncle » pour l’auteur, il nous présente ses photos comme un « jour de fête ». Si Jacques Tati soignait ses séquences, Jean-Paul Senez en promeneur débonnaire et dilettante redistribue les plans qui se donnent à lui.
Choisir d’aborder la photographie par le truchement d’itinéraires (personnels, divers, réels ou imaginaires) est un parti qui me convient bien, même si je vais parfois sur des terres déjà labourées. C’est à la fois pour me sentir près et loin de tout.
Ces chemins intérieurs, sédentaires ou nomades, ouverts me permettent d’aller où je veux, de construire de courtes histoires, de les donner à voir, d’en emprunter aux autres, de m’approprier des mythologies nouvelles, et de proposer ainsi aux regards de multiples lectures de mes images et autant de grammaires possibles, soit en restant dans la narration linéaire et frontale, soit en laissant libre cours à d’autres formes narratives et en jouant avec le son, l’espace, les formats…