Son exposition, Delphine Burtin l’a appelé Encouble. C’est une expression de Lausanne qui signifie une chose qui dérange, importune et embarrasse. Bien sûr, c’est de la provocation : Delphine Burtin peut se le permettre, elle est très douée. A l’origine, elle s’était dirigée vers le graphisme et la communication. Puis elle s’est ennuyée et s’est alors tournée vers la photographie. C’est une rencontre à Arles, une école de Vevey. Dès sa sortie, la première de la classe raffle prix sur prix, récompense sur récompense, le Prix HSBC étant le dernier. Elle s’en excusera à peine en affirmant qu’elle ne s’est simplement trouvée au bon endroit au bon moment. Elle confie son amour pour Rodchenko, le Bahaus et le dadaïsme. Il y a une observation très juste dans le texte de François Cheval qui accompagne le livre publié à l’occasion du prix : « Certaines images ne durent pas, c’est même le lot de la majeure partie de la production contemporaine, appelée à disparaître à peine vue. La spécificité d’Encouble tient à ce paradoxe : elle est simultanément permanente et inutilité. »
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