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« J’embrasse » : James Friedman

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James Friedman avec sa nouvelle série permet une digression fantaisiste mais plus sérieuse qu’il n’y paraît. Il propose des baisers à sourire, des baisers à pleurer d’émotion, des baisers malices, des baisers de lune ou de soleil, des baisers au pain d’épice, des baisers à regards, des baisers labyrinthes, Les baisers sans bémol ou parfois avec fausse note, des baisers poivre et sel, des baisers paysages, des baisers à combustion intime (ceux qui mettent le feu),  des baisers solubles ou énigmatiques, des baisers de ciné, des baisers qui préfèrent l’ombre à la lumière, des baisers qui n’ont pas la langue dans leurs poches, des baisers gâteaux et ceux plus légers qui font monter au rideau.

Mais il y a aussi des baisers chauves et ceux qui portent des tresses; des baisers dans le brouillard et souvent un voyeur rôde dans les parages. Mais de tels baisers qui ne se quittent  même si on en ignore tout.  A chaque spectateur d’en faire l’usage qui lui plaira. Ni absurde félicité ni abus de confiance, la photographie  parce qu’elle n’a plus besoin de nier ou d’affirmer reste la seule réponse que l’on donne à l’union que le baiser engage. Il ne faut donc pas chercher ce que l’œuvre cache, mais juste se laisser prendre à perte de vue en sa propension  à donner existence à un espace temporel fugace soulevé par  sa flamme, sa folie, son suspens, son vertige. Par aux surgit l’adhérence étroite à ce qu’il en est du désir, sur ce que l’on ignore de lui et qui n’a pas de nom. Les baiser font route étrangers à ce qui se passe autour d’eux et aux voyeurs qui les jouxtent.

INFORMATIONS
James Friedman, « Pleasure and terrors of kissing » (2016).
http://www.jamesfriedmanphotographer.com

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