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Sandra Calligaro

  • Sparghai et sa famille passent un vendredi après-midi à Qargha, une base de loisir située à quelques kilomètres de Kaboul. Sparghai a 21 ans, elle vient d’obtenir son master en sciences humaines à l’université de Kaboul et elle est traductrice pour les medias occidentaux depuis quelques années. Sur une colline en contre-haut, Frough, sa cousine, mime la scène de Titanic avec son fiancé, pour la photo. Frogh habite en Allemagne ; comme chaque année, elle vient passer un mois de vacances à Kaboul, pour voir ses proches. Elle peut ainsi leur ramener des produits dernier cri. Kaboul, Afghanistan 2013. © Sandra Calligaro

  • En contre-haut de la base de loisir du lac Qargha, au sud de Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    En contre-haut de la base de loisir du lac Qargha, au sud de Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Un pu00e8re se fait photographier avec ses enfants devant un des du00e9cors du City Star, un wedding hall ru00e9putu00e9 de la capitale afghane. Les wedding halls (u00absalons de mariageu00bb) sont de gigantesques salles de ru00e9ception ou00f9 sont cu00e9lu00e9bru00e9s les mariages dans les villes, dans lesquels on compte gu00e9nu00e9ralement un millier du2019invitu00e9s minimum. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Un pu00e8re se fait photographier avec ses enfants devant un des du00e9cors du City Star, un wedding hall ru00e9putu00e9 de la capitale afghane. Les wedding halls (u00absalons de mariageu00bb) sont de gigantesques salles de ru00e9ception ou00f9 sont cu00e9lu00e9bru00e9s les mariages dans les villes, dans lesquels on compte gu00e9nu00e9ralement un millier du2019invitu00e9s minimum. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • En pu00e9riphu00e9rie nord de ville, u00e0 quelques kilomu00e8tres de lu2019au00e9roport se dressent les nouveaux quartiers de Sharak-e Arya. De loin, on ne se croirait pas u00e0 Kaboul, mais plutu00f4t u00e0 Dubau00ef, ou dans un du00e9cor de publicitu00e9. Tout semble parfait. Les immeubles sont neufs, la route est asphaltu00e9e. Une oasis u00e0 lu2019accu00e8s ru00e9glementu00e9, sans poussiu00e8re, sans du00e9chets, avec Internet dans chaque appartement. La perfection en Afghanistan a ses limites : quand on su2019approche, on su2019aperu00e7oit que le bitume est un tarmac bas de gamme et que les murs sont du00e9ju00e0 fissuru00e9s, alors que la construction de la ru00e9sidence nu2019est pas encore achevu00e9e. Kaboul, Afghanistan 2011.rnu00a9 Sandra Calligaro
    En pu00e9riphu00e9rie nord de ville, u00e0 quelques kilomu00e8tres de lu2019au00e9roport se dressent les nouveaux quartiers de Sharak-e Arya. De loin, on ne se croirait pas u00e0 Kaboul, mais plutu00f4t u00e0 Dubau00ef, ou dans un du00e9cor de publicitu00e9. Tout semble parfait. Les immeubles sont neufs, la route est asphaltu00e9e. Une oasis u00e0 lu2019accu00e8s ru00e9glementu00e9, sans poussiu00e8re, sans du00e9chets, avec Internet dans chaque appartement. La perfection en Afghanistan a ses limites : quand on su2019approche, on su2019aperu00e7oit que le bitume est un tarmac bas de gamme et que les murs sont du00e9ju00e0 fissuru00e9s, alors que la construction de la ru00e9sidence nu2019est pas encore achevu00e9e. Kaboul, Afghanistan 2011.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Rostam et son fils Shams dans son salon, dans leur appartement de Shahrak-e Aria.rnRostam est nu00e9 en Afghanistan mais a grandi aux Pays-Bas et y a rencontru00e9 sa femme Najla. Ils sont revenus s'installer a Kaboul il y a quelques mois, car Rostam a eu une opportunitu00e9 de travail dans une compagnie miniu00e8re afghane, ce qui lui assure un niveau de vie plus confortable que su2019il u00e9tait restu00e9 aux Pays-Bas. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Rostam et son fils Shams dans son salon, dans leur appartement de Shahrak-e Aria.rnRostam est nu00e9 en Afghanistan mais a grandi aux Pays-Bas et y a rencontru00e9 sa femme Najla. Ils sont revenus s'installer a Kaboul il y a quelques mois, car Rostam a eu une opportunitu00e9 de travail dans une compagnie miniu00e8re afghane, ce qui lui assure un niveau de vie plus confortable que su2019il u00e9tait restu00e9 aux Pays-Bas. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Sahar, 22 ans, est assistante de direction u00e0 MTN Afghanistan, un opu00e9rateur de tu00e9lu00e9phonie mobile sud-africain, opu00e9rant dans le pays depuis 2006. Sahar est ambitieuse et vise un poste de directrice. A ses cu00f4tu00e9s, Sadaf, collu00e8gue et amie, pianote sur son tu00e9lu00e9phone mobile :
    Sahar, 22 ans, est assistante de direction u00e0 MTN Afghanistan, un opu00e9rateur de tu00e9lu00e9phonie mobile sud-africain, opu00e9rant dans le pays depuis 2006. Sahar est ambitieuse et vise un poste de directrice. A ses cu00f4tu00e9s, Sadaf, collu00e8gue et amie, pianote sur son tu00e9lu00e9phone mobile : "Internet and chat, this is all we have hereu2026 We can't really go outside. So how to spend a night ? The answer is easy: chat!"rnKaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Mme Sarmast est journaliste pour RTA, la Radio Tu00e9lu00e9vision Afghane, mais lu2019u00e9mission dont elle est en charge est financu00e9e par lu2019agence de coopu00e9ration japonaise, JICA. Sa fille de 18 ans, Zarlasht, suit ses pas et est u00e9galement journaliste, notamment pour la webtv des Nations-Unies. Mme Sarmast regarde avec son cadet une su00e9rie turque sur la mafia, Valley of the Wolves, diffusu00e9e tous les soirs sur Tolo TV, la grande chau00eene de divertissement afghane. Veuve, elle a rapidement poussu00e9 ses enfants u00e0 u00e9tudier afin quu2019ils puissent su2019assurer un bel avenir. rnKaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Mme Sarmast est journaliste pour RTA, la Radio Tu00e9lu00e9vision Afghane, mais lu2019u00e9mission dont elle est en charge est financu00e9e par lu2019agence de coopu00e9ration japonaise, JICA. Sa fille de 18 ans, Zarlasht, suit ses pas et est u00e9galement journaliste, notamment pour la webtv des Nations-Unies. Mme Sarmast regarde avec son cadet une su00e9rie turque sur la mafia, Valley of the Wolves, diffusu00e9e tous les soirs sur Tolo TV, la grande chau00eene de divertissement afghane. Veuve, elle a rapidement poussu00e9 ses enfants u00e0 u00e9tudier afin quu2019ils puissent su2019assurer un bel avenir. rnKaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Sa capuche en guise de voile, Doorkhana, 13 ans, fait du skate-board en compagnie de sa voisine au bas de lu2019immeuble ou00f9 elles habitent, dans la ru00e9sidence su00e9curisu00e9e de Shahrak-e Aria. Elle est la cadette des filles de Stanikzai et essaie depuis quelques jours de convaincre son pu00e8re de lui acheter u00e9galement un vu00e9lo pour son anniversaire. Depuis que sa famille a emmu00e9nagu00e9 dans la ru00e9sidence su00e9curisu00e9e de Shahrak-e Arya, Doorkhana peut faire du skate- board u00e0 sa guise, loin du tumulte du centre ville. Le skate-board, surtout pour les jeunes filles, nu2019est pas encore du00e9mocratisu00e9. Kaboul, Afghanistan 2012rnu00a9 Sandra Calligaro
    Sa capuche en guise de voile, Doorkhana, 13 ans, fait du skate-board en compagnie de sa voisine au bas de lu2019immeuble ou00f9 elles habitent, dans la ru00e9sidence su00e9curisu00e9e de Shahrak-e Aria. Elle est la cadette des filles de Stanikzai et essaie depuis quelques jours de convaincre son pu00e8re de lui acheter u00e9galement un vu00e9lo pour son anniversaire. Depuis que sa famille a emmu00e9nagu00e9 dans la ru00e9sidence su00e9curisu00e9e de Shahrak-e Arya, Doorkhana peut faire du skate- board u00e0 sa guise, loin du tumulte du centre ville. Le skate-board, surtout pour les jeunes filles, nu2019est pas encore du00e9mocratisu00e9. Kaboul, Afghanistan 2012rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Absorbu00e9 par Spider Man. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Absorbu00e9 par Spider Man. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Nafisa fait ru00e9viser sa fille Katayoon, 14 ans, dans le salon dans lequel ils vivent au quotidien. Nafisa travaille pour UNICEF et son salaire lui permet de scolariser sa fille dans une u00e9cole privu00e9e, lu2019International School of Kabul. Katayoon rechigne u00e0 faire ses devoirs de littu00e9rature. Tout son enseignement est en anglais et aujourdu2019hui la jeune fille parle mieux anglais quu2019elle ne sait u00e9crire en dari, le persan parlu00e9 u00e0 Kaboul. Nafisa pru00e9fu00e9rerait que sa fille ait plus du2019enseignement en dari. Elle a placu00e9 Katayoon dans ce type du2019u00e9cole, u00abparce cu2019u00e9tait ce quu2019elle voulaitu00bb. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Nafisa fait ru00e9viser sa fille Katayoon, 14 ans, dans le salon dans lequel ils vivent au quotidien. Nafisa travaille pour UNICEF et son salaire lui permet de scolariser sa fille dans une u00e9cole privu00e9e, lu2019International School of Kabul. Katayoon rechigne u00e0 faire ses devoirs de littu00e9rature. Tout son enseignement est en anglais et aujourdu2019hui la jeune fille parle mieux anglais quu2019elle ne sait u00e9crire en dari, le persan parlu00e9 u00e0 Kaboul. Nafisa pru00e9fu00e9rerait que sa fille ait plus du2019enseignement en dari. Elle a placu00e9 Katayoon dans ce type du2019u00e9cole, u00abparce cu2019u00e9tait ce quu2019elle voulaitu00bb. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Karte Naw, littu00e9ralement le u00ab nouveau quartieru00bb. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Karte Naw, littu00e9ralement le u00ab nouveau quartieru00bb. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Shukria Barakzai est membre du parlement afghan. Elle flu00e2ne dans le rayon Cu00e9ru00e9ales et Gu00e2teaux du Finest. u00abNe regardez surtout pas mon caddie, je n'ai achetu00e9 que des cochonneriesu00bb, me dit-elle dans un sourire. Kaboul, Afghanistan 2012. u00a9 Sandra Calligaro
    Shukria Barakzai est membre du parlement afghan. Elle flu00e2ne dans le rayon Cu00e9ru00e9ales et Gu00e2teaux du Finest. u00abNe regardez surtout pas mon caddie, je n'ai achetu00e9 que des cochonneriesu00bb, me dit-elle dans un sourire. Kaboul, Afghanistan 2012. u00a9 Sandra Calligaro
  • En 2006, ouvrait le premier
    En 2006, ouvrait le premier "Finest" u00e0 Wazir Akbar Khan, quartier historiquement chic de Kaboul, fief des ambassades et organisations internationales. Depuis, le supermarchu00e9 est quasiment devenu un lieu incontournable de socialisation : aujourdu2019hui cinq Finest sont ru00e9partis aux quatre coins de la ville. Si u00e0 ses du00e9buts le magasin ru00e9pondait essentiellement aux besoins de travailleurs internationaux et des Afghans issus de la diaspora, la tendance su2019est depuis inversu00e9e, u00e0 la fiertu00e9 de Aref Nazari, directeur des ventes : la majeure partie des clients sont Afghans, du jeune qui vient y boire son Red Bull u00e0 la mu00e8re de famille qui y achu00e8te du lait en poudre et ses cosmu00e9tiques. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Abdullah, Ahmad et Shobab travaillent respectivement pour IOM - Organisation Internationale des Migrations, lu2019Armu00e9e Nationale Afghane et Supreme, groupe de ravitaillement et logistique pour lu2019OTAN. Ils aiment venir se relaxer en fin de semaine au Blue Flame, la nouvelle piscine-spa de Kaboul, leurs salaires, alignu00e9s sur les baru00e8mes internationaux, le permettant : lu2019accu00e8s au spa cou00fbte lu2019u00e9quivalent de 15 dollars, quand le salaire moyen en Afghanistan reste de 100 dollars par mois.rnDepuis le derniu00e8re annu00e9e, 3 autres piscines-spa ont ouvert u00e0 Kaboul, le dernier en date a mu00eame un toboggan. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Abdullah, Ahmad et Shobab travaillent respectivement pour IOM - Organisation Internationale des Migrations, lu2019Armu00e9e Nationale Afghane et Supreme, groupe de ravitaillement et logistique pour lu2019OTAN. Ils aiment venir se relaxer en fin de semaine au Blue Flame, la nouvelle piscine-spa de Kaboul, leurs salaires, alignu00e9s sur les baru00e8mes internationaux, le permettant : lu2019accu00e8s au spa cou00fbte lu2019u00e9quivalent de 15 dollars, quand le salaire moyen en Afghanistan reste de 100 dollars par mois.rnDepuis le derniu00e8re annu00e9e, 3 autres piscines-spa ont ouvert u00e0 Kaboul, le dernier en date a mu00eame un toboggan. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Khateera, sa soeur Kawser et leur amies se remaquillent dans la salle de gym de lu2019Universitu00e9 Amu00e9ricaine. Elles bu00e9nu00e9ficient toutes de bourses du2019u00e9tudes, prenant en charge70 ou 80 % des frais de scolaritu00e9. Leurs parents ne pourraient sinon pas assumer les 6000 dollars que coutent chaque semestre. Kaboul, Afghanistan 2013rnu00a9 Sandra Calligaro
    Khateera, sa soeur Kawser et leur amies se remaquillent dans la salle de gym de lu2019Universitu00e9 Amu00e9ricaine. Elles bu00e9nu00e9ficient toutes de bourses du2019u00e9tudes, prenant en charge70 ou 80 % des frais de scolaritu00e9. Leurs parents ne pourraient sinon pas assumer les 6000 dollars que coutent chaque semestre. Kaboul, Afghanistan 2013rnu00a9 Sandra Calligaro
  • En 2006, ouvrait le premier u00abFinestu00bb u00e0 Wazir Akbar Khan, quartier historiquement chic de Kaboul, fief des ambassades et organisations internationales. Depuis, le supermarchu00e9 est quasiment devenu un lieu incontournable de socialisation : aujourdu2019hui cinq Finest sont ru00e9partis aux quatre coins de la ville. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
    En 2006, ouvrait le premier u00abFinestu00bb u00e0 Wazir Akbar Khan, quartier historiquement chic de Kaboul, fief des ambassades et organisations internationales. Depuis, le supermarchu00e9 est quasiment devenu un lieu incontournable de socialisation : aujourdu2019hui cinq Finest sont ru00e9partis aux quatre coins de la ville. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • De jeunes employu00e9s du rayon DVDs et jeux vidu00e9os du Finest. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    De jeunes employu00e9s du rayon DVDs et jeux vidu00e9os du Finest. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Basir en rendez-vous galant dans un cafu00e9. Sa petite-amie est en fait sa cousine. A Kaboul, la plupart des flirts se font entre cousins ou entre collu00e8gues, afin de ne pas se faire u00e9pingler par leurs parents. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Basir en rendez-vous galant dans un cafu00e9. Sa petite-amie est en fait sa cousine. A Kaboul, la plupart des flirts se font entre cousins ou entre collu00e8gues, afin de ne pas se faire u00e9pingler par leurs parents. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Un check-post u00e0 lu2019entru00e9e du2019une rue u00e0 lu2019accu00e8s ru00e9glementu00e9e dans Wazir Akbar Khan, quartier historiquement chic de Kaboul, fief des ambassades et organisations internationales. Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro
    Un check-post u00e0 lu2019entru00e9e du2019une rue u00e0 lu2019accu00e8s ru00e9glementu00e9e dans Wazir Akbar Khan, quartier historiquement chic de Kaboul, fief des ambassades et organisations internationales. Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Un des gardes armu00e9s u00e0 lu2019entru00e9e du Blue Flame. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
    Un des gardes armu00e9s u00e0 lu2019entru00e9e du Blue Flame. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • La sortie de lu2019International School of Kabul. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
    La sortie de lu2019International School of Kabul. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Des enfants jouent dans la ru00e9sidence Shahrak-e Aria, nouveaux complexes immobiliers u00e0 lu2019accu00e8s ru00e9glementu00e9 en pu00e9riphu00e9rie nord de la ville. Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro
    Des enfants jouent dans la ru00e9sidence Shahrak-e Aria, nouveaux complexes immobiliers u00e0 lu2019accu00e8s ru00e9glementu00e9 en pu00e9riphu00e9rie nord de la ville. Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Le restaurant du Strikers, le premier bowling u00e0 avoir ouvert ses portes u00e0 Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Le restaurant du Strikers, le premier bowling u00e0 avoir ouvert ses portes u00e0 Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Un groupe de jeunes chahute dans les escalators du Kaboul City Center. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
    Un groupe de jeunes chahute dans les escalators du Kaboul City Center. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Massoud joue de la guitare dans sa chambre, pas encore finie du2019amu00e9nager. Son fru00e8re Ahjmat vient du2019acheter cette maison u00e0 Omid-e Sabz, nouvelle banlieue chic au sud-ouest de Kaboul. Mas- soud travaille dans une sociu00e9tu00e9 de traduction, contractu00e9e par lu2019OTAN. Il trouve cela ennuyant mais il est bien payu00e9 ; il a pu su2019acheter cette guitare avec son premier salaire. Kaboul, Afghanistan 2012rnu00a9 Sandra Calligaro
    Massoud joue de la guitare dans sa chambre, pas encore finie du2019amu00e9nager. Son fru00e8re Ahjmat vient du2019acheter cette maison u00e0 Omid-e Sabz, nouvelle banlieue chic au sud-ouest de Kaboul. Mas- soud travaille dans une sociu00e9tu00e9 de traduction, contractu00e9e par lu2019OTAN. Il trouve cela ennuyant mais il est bien payu00e9 ; il a pu su2019acheter cette guitare avec son premier salaire. Kaboul, Afghanistan 2012rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Sparghai choisit une robe traditionnelle pour aller u00e0 un mariage auquel elle est invitu00e9e. Le cou00fbt moyen du2019une tenue est du2019environ 100 dollars. Pour les jeunes filles, les cu00e9ru00e9monies de mariages restent leurs principales sorties possibles. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Sparghai choisit une robe traditionnelle pour aller u00e0 un mariage auquel elle est invitu00e9e. Le cou00fbt moyen du2019une tenue est du2019environ 100 dollars. Pour les jeunes filles, les cu00e9ru00e9monies de mariages restent leurs principales sorties possibles. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • La salle de jeu pour enfants, le u00ab Kabul Fried Chicken u00bb, version kaboulie du KFC. Il y a quelques mois, un
    La salle de jeu pour enfants, le u00ab Kabul Fried Chicken u00bb, version kaboulie du KFC. Il y a quelques mois, un "McDonald's" a u00e9galement ouvert ses portes u00e0 Kaboul. Pas de franchise, juste le logo pixellisu00e9 apposu00e9 sur les menus. Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Dans sa chambre, quu2019il partage avec son neveu, Abdullah, 22 ans, discute avec sa u00abpetite-amieu00bb. Il alterne entre Viber, WhatsApp et Facebook pour tchater. Il ne l'a jamais rencontru00e9e, elle habitant en Afrique du Sud. Kaboul, Afghanistan, 2013 .rnu00a9 Sandra Calligaro
    Dans sa chambre, quu2019il partage avec son neveu, Abdullah, 22 ans, discute avec sa u00abpetite-amieu00bb. Il alterne entre Viber, WhatsApp et Facebook pour tchater. Il ne l'a jamais rencontru00e9e, elle habitant en Afrique du Sud. Kaboul, Afghanistan, 2013 .rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Un vendredi u00e0 Bagh-e Babur, jardins ru00e9novu00e9s par la fondation Aga Khan. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Un vendredi u00e0 Bagh-e Babur, jardins ru00e9novu00e9s par la fondation Aga Khan. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Sadaf pianote son telephone dans la salle d'attente du directeur de MTN Afghanistan.
    Sadaf pianote son telephone dans la salle d'attente du directeur de MTN Afghanistan. "Internet and chat, this is all we have hereu2026 We can't really go outside. So how to spend a night ? The answer is easy: chat!". Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Zarlasht, 18 ans, dans sa cuisine. Zarlasht ne dine pas forcu00e9ment avec sa mu00e8re et ses fru00e8res et soeurs, rentrant souvent tard. Elle travaille dans les mu00e9dias et est assez libre pour une jeune fille afghane. Kaboul, Afghanistan 2013 rnu00a9 Sandra Calligaro
    Zarlasht, 18 ans, dans sa cuisine. Zarlasht ne dine pas forcu00e9ment avec sa mu00e8re et ses fru00e8res et soeurs, rentrant souvent tard. Elle travaille dans les mu00e9dias et est assez libre pour une jeune fille afghane. Kaboul, Afghanistan 2013 rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Matin, rappeur. Ru00e9fugiu00e9 en Iran pendant toute son adolescence, ses chansons parlent du2019exil, de guerre et du2019amour. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Matin, rappeur. Ru00e9fugiu00e9 en Iran pendant toute son adolescence, ses chansons parlent du2019exil, de guerre et du2019amour. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Les tours de Rahman Mina, en banlieue est de Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Les tours de Rahman Mina, en banlieue est de Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Sur les ruines du palais de Darulaman, au sud de la ville. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Sur les ruines du palais de Darulaman, au sud de la ville. Kaboul, Afghanistan 2012.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Le lac Cargha, u00e0 l'ouest de la ville, un vendredi apru00e8s-midi. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
    Le lac Cargha, u00e0 l'ouest de la ville, un vendredi apru00e8s-midi. Kaboul, Afghanistan 2012. rnu00a9 Sandra Calligaro
  • En contre-haut de la base de loisir du lac Qargha, au sud de Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    En contre-haut de la base de loisir du lac Qargha, au sud de Kaboul. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Mme Sarmast est journaliste pour RTA, la Radio Tu00e9lu00e9vision Afghane, mais lu2019u00e9mission dont elle est en charge est financu00e9e par lu2019agence de coopu00e9ration japonaise, JICA. Sa fille de 18 ans, Zarlasht, suit ses pas et est u00e9galement journaliste, notamment pour la webtv des Nations-Unies. Mme Sarmast regarde avec son cadet une su00e9rie turque sur la mafia, Valley of the Wolves, diffusu00e9e tous les soirs sur Tolo TV, la grande chau00eene de divertissement afghane. Veuve, elle a rapidement poussu00e9 ses enfants u00e0 u00e9tudier afin quu2019ils puissent su2019assurer un bel avenir. rnKaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Mme Sarmast est journaliste pour RTA, la Radio Tu00e9lu00e9vision Afghane, mais lu2019u00e9mission dont elle est en charge est financu00e9e par lu2019agence de coopu00e9ration japonaise, JICA. Sa fille de 18 ans, Zarlasht, suit ses pas et est u00e9galement journaliste, notamment pour la webtv des Nations-Unies. Mme Sarmast regarde avec son cadet une su00e9rie turque sur la mafia, Valley of the Wolves, diffusu00e9e tous les soirs sur Tolo TV, la grande chau00eene de divertissement afghane. Veuve, elle a rapidement poussu00e9 ses enfants u00e0 u00e9tudier afin quu2019ils puissent su2019assurer un bel avenir. rnKaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • Basir en rendez-vous galant dans un cafu00e9. Sa petite-amie est en fait sa cousine. A Kaboul, la plupart des flirts se font entre cousins ou entre collu00e8gues, afin de ne pas se faire u00e9pingler par leurs parents. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
    Basir en rendez-vous galant dans un cafu00e9. Sa petite-amie est en fait sa cousine. A Kaboul, la plupart des flirts se font entre cousins ou entre collu00e8gues, afin de ne pas se faire u00e9pingler par leurs parents. Kaboul, Afghanistan 2013.rnu00a9 Sandra Calligaro
  • La salle de jeu pour enfants, le u00ab Kabul Fried Chicken u00bb, version kaboulie du KFC. Il y a quelques mois, un
    La salle de jeu pour enfants, le u00ab Kabul Fried Chicken u00bb, version kaboulie du KFC. Il y a quelques mois, un "McDonald's" a u00e9galement ouvert ses portes u00e0 Kaboul. Pas de franchise, juste le logo pixellisu00e9 apposu00e9 sur les menus. Kaboul, Afghanistan 2013. rnu00a9 Sandra Calligaro

Afghan Dream: L’émergence d’une nouvelle classe urbaine à Kaboul

« Si la guerre - les opérations de la coalition, les attentats, le retour des Taliban - a focalisé le regard depuis dix ans, ce qui me frappe en revoyant Kaboul régulièrement depuis vingt ans, c’est l’émergence d’une nouvelle classe urbaine occidentalisée, vivant de l’afflux d’argent qui a suivi la coalition depuis 2001. Loin des clichés de l’Afghanistan enturbanné, les nouveaux urbains se croisent dans les supermarchés de Kaboul, le portable à l’oreille. Les vêtements, surtout masculins, sont plus ajustés, mettant en valeur la fréquentation des salles de musculation et transformant les pratiques corporelles (comment uriner accroupi dans un jean moulant?). Dans l’espace privé, les logements plus petits accélèrent le passage à des unités familiales réduites où les enfants disposent de leur chambre et la hiérarchie des âges se modifie au détriment des anciens dont l’autorité est sapée par les évolutions sociales et technologiques.
L’émergence de cette classe moyenne urbaine ne va pas sans tensions internes; les codes contradictoires coexistent dans un bricolage improvisé. L’invité se rend compte que le premier salon à l’occidental, sert surtout comme signe d’ascension sociale; la vie familiale quotidienne se passe dans une autre pièce, où l’on s’assoie par terre, de façon traditionnelle. L’espace public est également fragmenté, les lieux de sociabilité (cafés, restaurants, salles de gym) des classes moyennes sont largement fermés aux classes populaires dont les valeurs et les références sont largement en contradiction avec les leurs. Le retrait de la coalition pourrait bien amener la disparition de ce groupe urbain porteur d’un projet de modernisation opposé à celui des Taliban - et même d’une partie des élites politiques d’aujourd’hui. Témoigner de son existence est donc important aujourd’hui, avant que les évènements emportent ce témoignage fragile de ce qu’aurait pu devenir l’Afghanistan. »

Gilles Dorronsoro

La série Afghan Dream, est un travail au long cours que je réalise depuis 2011: ayant moi-même habité à Kaboul pendant plusieurs années, j’ai voulu rendre compte de l’expérience de la ville au quotidien via mon regard d’auteur. Photographe représentée par l’agence Picturetank, je collabore régulièrement avec la presse, mais le travail proposé reflète au contraire d’un parti pris documentaire afin de témoigner de l’Afghanistan autrement que par son actualité.
Ma démarche est avant tout de présenter les Afghans, les "Kaboulis" plus précisément, de la manière la plus ordinaire possible et d’aller ainsi à contre-courant des images véhiculées par la presse, focalisées principalement sur le sensationnel du conflit. Une mère de famille qui fait les devoir à sa fille adolescente, des jeunes qui "tchatent" sur leur Smartphone, une famille qui regarde la télévision…: autant de situations qui les rendent plus proches du spectateur, sans que mon but ne soit non plus de gommer leur culture.
Afghan Dream est couplé d’une analyse sociologique de Gilles Dorronsoro, Docteur en sociologie politique et spécialiste de l’Afghanistan contemporain. Le projet s’accompagne également d’une création sonore réalisée par l’artiste Julie Rousse à partir de témoignages, d’entretiens et de sons enregistrés à Kaboul au printemps 2013.

Un projet photographique de Sandra Calligaro réalisé avec le soutien du Centre National des Arts Plastiques fond d’aide à la création photographique contemporaine et de l'association Res Publica.

Expositions à venir :
Du 20 décembre 2013 au 23 février 2014
Bibliothèque Nationale de France F. Mitterrand
Site Tolbiac
75013 Paris
France
&
Du 7 février au 16 mars 2014
dans le cadre du festival Circulation(s)
au Cenquatre
5 Rue Curial
75019 Paris

France

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