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Guillaume Nédellec, Âme Bretonne

Il est une terre à laquelle mon destin est lié, inexorablement : la Bretagne. À commencer par le nom de famille dont j’ai hérité, Nédellec, qui signifie «nuit de Noël», en breton.

À chaque vacances, enfants, nous allions dans les Côtes d’Armor, chez mes grands-parents. Nous y avons vécu tant de choses avec ma sœur et mes parents, que notre identité en est profondément marquée. À présent, mes grands-parents, ces héros de mon enfance, ne sont plus de ce monde, après avoir vécu une vie riche et souvent difficile. Mais ils ont laissé une empreinte dans nos cœurs. Indélébile.

Aujourd’hui, il reste la vie, notre vie. Nos souvenirs sont merveilleux et nous les cultivons comme de véritables trésors. Les années aidant, notre amour pour la Bretagne et notre besoin d’y aller se manifestent en chacun d’entre nous, de plus en plus fort.

Et c’est donc en famille que nous nous y rendons, une fois par an, tous ensemble ou presque. C’est un voyage attendu, désiré, tout aussi réel qu’intérieur. Ainsi ces images, ce sont nos petits coins de bonheur, nos paradis retrouvés qui viennent nourrir notre âme bretonne, à des degrés différents. Parce que la famille est une évidence, malgré nos pertes, nos différences et nos difficultés respectives.

Ainsi mon âme bretonne, au-delà de l’héritage familial et nos instants de vie partagés, se nourrit de ces paysages contrastés, de ces roches balayées par les éléments, de ces plages de sable et de galets, de cette mer à chaque instant différente, de cette pluie que l’on nomme parfois crachin breton lorsqu’elle se fait ne et insistante, de ce silence pur et harmonieux brisé par le cri irrégulier des mouettes, de ce soleil doux et tendre, du son de la cornemuse singulier et pénétrant, de ces galettes saucisses mangées le jeudi matin sur le marché de Lamballe et tant encore.

Cet émerveillement renouvelé m’a conduit aux confins d’une dimension picturale nourrie par deux lignes directrices, ses hommes et sa nature.

Alors, laissez-moi à présent vous raconter cette histoire, qui s’étend de Dahouët aux confins du Cap Fréhel, en assumant pleinement la distance prise avec chacun de mes sujets.

Guillaume Nédellec